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Saint Augustin, Styles

Pour Balthasar, Augustin passe dans sa vie d'une esthétique inférieure à une esthétique supérieure (et non de l'esthétique au religieux).

Pour Augustin, Dieu est la lumière qui éclaire l'âme et lui fait voir en elle même toutes les choses qu'elle comprend véritablement dans cette même lumière qui n'est autre que Dieu.

L'âme ne pourra voir Dieu qu'avec sa substance rassemblée et unifiée pour devenir une totalité où le fond de l'âme (memoria), esprit de l'âme (spiritus) et amour de l'âme (dilectio) coïncident substantiellement. Dans cette coïncidence se réalise sa vraie nature d'esprit il devient le reflet de la lumière trinitaire et par là capable de voir Dieu. A la convergence de la théorie et de l'éthique surgit l'esthétique : le pouvoir voir....

Pour l'Africain, la puissance d'une Eglise centrale et catholique est ce mouvement au sens de Philippiens 3 (toute tendue en avant) qui mène l'Eglise de l'obscurité à l'être. Dans la figure, seule est intéressante la vérité.

Dans l'Ancien Testament, seul est intéressant le dévoilement du Nouveau Testament...

Augustin a par ailleurs une vision plus large du cogito : "je suis, je vie, je pense". Les trois termes ont une unité même si l'intelligence est supérieure. Etre pour vivre, vivre pour comprendre. Préférer à une certaine vie, une vie meilleure ce qui suppose une progression. Pour Augustin, l'intelligence dépasse la cogitatio et peut arriver ainsi à la réalité de l'être. Le Cogito requiert l'illumination, en effet, pour lui, l'esprit fini ne peut juger autrement que dans la lumière induisant un rapport nécessaire et libre entre le fini et l'infini.

L'homme ne peut se hausser de lui-même jusqu'à la ressemblance. Il faut que la vérité de Dieu montre sa face, se présente, se laisse embrasser pour qu'il y parvienne.

Cela nécessite une dépersonnalisation achevante du moi, une absence d'envie à la différence de l'accaparement égoïste de la vérité divine qui est le mouvement caractéristique du péché et de la chute.

Chez Augustin, la participation créatrice à l'être est participation graduée à l'unité divine. Elle s'exprime de deux manières : -Le Beau ; ce qui va bien par soi même (Fils : forma) - Convenable ce qui va bien par son accord à autre chose : Esprit (ordo universi).

La beauté des corps est une beauté réelle. Elle n'est rien de mauvais mais elle est une trace, un signe (nutus) nous invitant à aller du non-étant à l'Etant.

La kénose est par contre révélation de la beauté du chemin lui même.

Dans le De Magistro, Saint Augustin souligne qu'aucun élève n'apprend réellement d'un maître humain, mais il trouve la vérité en lui même à l'occasion des paroles du maître.

Le péché n'est pas voulu par Dieu mais dépend de la volonté libre de la créature. Or, pour Augustin, Dieu est assez puissant pour intégrer le désordre immanent dans son ordre propre transcendant et pour l'adapter à une harmonie plus haute dans ce qu'il qualifie d'une mosaïque divine.

Si le mal de peine existe, c'est bien parce que la beauté requiert l'antithèse.

Chez l'homme (cf. p. 118-9), la lumière intérieure n'est lumière qu'en vertu de sa relation transcendantale à la lumière éternelle de Dieu. Chaque âme qui s'unifie en tendant à l'unité de Dieu reçoit de Dieu son unité et en même temps son unicité et sa personnalité relatives. La lumière se répand sur les corps bien qu'elle est une, elle les colorent de diverses nuances, suivant les propriétés diverses de ces corps....

C'est pourquoi St Augustin fait preuve d'une certaine prudence en face de la jouissance terrestre qui n'est qu'une voie préparatoire au véritable enthousiasme.

A l'inverse, la Trinité est l'Amour absolu (lumen de lumine). L'amour trouve son couronnement dans l'identité de l'essence. Balthasar note cependant qu'Augustin dans le dernier livre de De Trinitate efface ces images vers une plus grande dissemblance car Dieu échappe à cela. Un rayon de l'infinité et de l'incompréhensibilité tombe par là sur l'image elle même...

Augustin rejoint là Origène pour dire que le Christ est sans beauté sauf pour ceux aux yeux purs pour qui la beauté spirituelle n'apparaît, qu'aux purifiés comme au Mt Thabor.

De défigurés que nous sommes, Dieu veut nous rendre beaux. Ainsi l'Eglise devient belle en confiant sa faute et la laideur haïssable de la naissance terrestre est la condition préalable de la gloire de la résurrection.

La jouissance de voir Dieu mais aussi les beautés terrestres trouveront une nouvelle harmonie dans le temps eschatologique Augustin a également une réflexion importante sur la liberté (cf. p. 126).

L'homme est libre et Dieu est libre. Dieu choisit librement. L'homme accepte ou refuse librement son choix.

Autres théologiens :

 

Source : Hans URS von BALTHASAR La Gloire et la Croix Tome 2 Styles d'Irénée à Dante Cerf DDB Trad. R Givord Edº 1990 DDB

Ouvrages de Saint-Augustin

  • Les Confessions
  • La Cité de Dieu
  • Soliloque
  • Du Libre Arbitre
  • De la vraie religion

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Autres ouvrages de Balthasar :

- Livre de Poche :

La foi du Christ , Editions Foi Vivante, Collection Pensée Chrétienne, Cerf Paris 1994

Pâques, Le Mystère, , Editions Foi Vivante, Collection Pensée Chrétienne, Cerf Paris 1996

- Autres collections...

La Gloire et la Croix Cerf DDB Trad. R Givord Edº 1990 DDB

Dieu et l'homme d'aujourd'hui, DDB 1966

 

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