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Dante , Styles

Dante a réalisé, d'après Balthasar, une synthèse de la scolastique et de la mystique de l'antiquité et du christianisme, ou l'éthique et l'esthétique cohabitent sans rupture et pour la dernière fois.

Dans son oeuvre, du Banquet, de la Monarchie, en passant par la Vie Nouvelle, une progression s'établit pour trouver son apothéose dans La Divine Comédie Pour Dante, comme pour bonaventure, la beauté de l'Eglise ne réside que dans sa pauvreté. Son orientation vers le laïcat marque aussi un tournant. Se détournant des recherches scolastiques abstraites, son chemin se transforme en réflexion sur la réalité.

Pour lui, sans amour il n'y a pas d'ordre. Et l'amour de Dante pour Béatrice va engendre chez lui poésie et philosophie. Pour lui Eros est la voie vers Dieu Comme note Balthasar, c'est en effet "une jeune florentine de chair et de sang qui permet à Dante d'accéder à la pleine signification de ce que veut dire vraiment éternité. Pour la première fois et de manière grandiose, pour atteindre l'amour infini, le chrétien ne renonce pas à un amour fini mais l'emporte positivement dans celui qui est infini (mais au prix de souffrances terribles).

La mort de Béatrice va être une force purificatrice et rédemptrice. Elle seule conduit Dante de l'éros à l'agape. Elle est même, d'après Balthasar "cet éros qui se transfigure en agape" (cf. p. 347).

Dans la divine comédie, sa bien aimée est auprès de Dieu et le conduit jusqu'à la vision ultime. La grâce indicible qui sur la terre a été rencontrée la première fois en Béatrice est la manifestation de cette faveur éternelle qui a aimé l'homme d'avance de toute éternité.

Comme le note Balthasar (p. 360), l'amour intime de Dieu pour le monde est l'archétype accompli de la réciprocité amoureuse entre l'homme et la femme.

L'amour de Béatrice seul tire le poète de l'enfer pour lui montrer "le voyage de (sa) vie" et ce n'est que succession de grâces reçues. "Il faut que l'Eros se dépouille jusqu'à la nudité suprêmement humiliante de l'âme, consente à la katorphoris chrétienne du purgatoire". La confession le purifiant et le dévorant conduit Dante jusqu'à une confrontation avec l'amour et la destruction totale de tout ce qui sur terre usurpait son nom.

Cette Confession n'intervient qu'au Paradis devant Béatrice. Puis Béatrice lui montre le Christ et ce qu'il voit lui déchire le coeur et il tombe vaincu sur le sol.

Par ce récit ou se mêle poétique et philosophie, l'Eros a dépassé sa subjectivité et grandi jusqu'au sacrement et inversement la forme ecclésiale se dévoile, se justifie et apparaît comme amour. Pour Balthasar, il s'agit d'une ecclésiologie tout à fait moderne.

Béatrice est médiatrice. Lorsqu'elle regarde Dieu, Dante regarde Béatrice et dans ce miroir voit le signe de Dieu. La bien aimée ne l'enferme pas mais l'ouvre sur toute réalité.

Cette dimension positive de l'Eros, qui purifiée par le chemin de conversion d'un homme parvient jusqu'à l'agape est une vision unique et jamais dépassée.

La vision poétique du paradis où les anges sont comme des abeilles entre la rose des hommes et Dieu est longuement décrite par Balthasar. Mais ce dernier insiste sur les limites de l'exercice dantesque et notamment sur une vision qu'il qualifie d'antique de l'enfer. La croix dans sa réalité n'est jamais rencontrée chez Dante, souligne-t-il.

Les Limites de son approche

Dante ne présente pas l'Evangile chrétien comme avant tout un évangile d'amour rédempteur.

La description de son "Enfer" présente un amour durci. Pour Dante, critiquer l'enfer c'est critiquer le jugement de Dieu ? mais aussi l'héritage théologique de son époque. Dante n'est pas responsable. Il va jusqu'au bout du système qui lui est transmis et en explore les conséquences....

Du coup, cette description devient la plus terrible prédication morale de la chrétienté, dont l'objectivité comme l'apocalypse reste de l'ordre du kérygme.

Dante voit une alternative entre la compassion humanitaire ou élévation (avec Dante) au dessus de cette pitié jusqu'au point de vue de la justice divine ou cosmique. Cette alternative est hégélienne ou spinozienne mais pas chrétienne. Il ignore une troisième possibilité : la croix, chemin d'expiation à la place des pêcheurs. Pour Balthasar (cf. p. 409), il n'y a pas de Rédemption trinitaire dans la vision de Dante.

Autres théologiens :

 

Source : Hans URS von BALTHASAR La Gloire et la Croix Tome 2 Styles d'Irénée à Dante Cerf DDB Trad. R Givord Edº 1990 DDB

 

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