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Hopkins, Styles

Notes d'après Balthasar, La gloire et la Croix, tome Sytles (2-2)

Le poète jésuite anglais Gerard Manley Hopkins se situe, d'après U. v. Balthasar a la croisée entre le philosophe Jean Duns Scot (1265-1308) et les exercices de Saint Ignace On ne peut séparer en lui, le protestant, le théologien et le poète. Mais il n'est qu'un commencement (a lonely begin) solitaire et incompris au sein duquel le concept théorique et le concept poétique sont chez lui un profond accord.

Son thème central est "l'Inscape" (l'intrinsèque) qui le conduit à l'abandon (surrender). Sa conversion au catholicisme, ses pas dans l'ordre des jésuites vont le conduire à abandonner pendant sept ans la poésie. Mais comme le note Balthasar, il affirme cependant que "le meilleur sacrifice n'est pas de détruire l'ouvrage mais de le laisser entièrement à la disposition de l'obéissance." (cf. p. 248).

"Le seul être que j'aime touche si rarement mon coeur (...) que je ne peux l'exploiter. Cela serait sacrilège..." ajoute-t-il. Chez Hopkins existe un rapport étroit entre la consolation donnée par Dieu dans la prière et l'inspiration poétique. Et ce faisant, il dépasse la sphère esthétique et s'avance vers le Dieu nu...

Pour lui, Dieu s'énonçant intérieurement, c'est Dieu-le-Verbe tandis que Dieu s'énonçant hors de lui c'est le monde, c'est pourquoi le monde est pour lui parole, expression, annonce de Dieu... La libre parole d'un soi libre ne peut dire que cela : rayonner la gloire solitaire de Dieu; c'est pourquoi le monde entier doit parler de Dieu.

Son élection ignatienne s'adjoint au choix originel de Scot. Ignace initie en lui le vouloir humain à choisir ce que Dieu a de toute éternité choisi pour lui jusqu'à le conduire à adhérer à ce que la grâce a préparé. Pour lui la prière est mort de l'esprit pour Dieu. Il définit ainsi trois grâces :

1) Le Père qui nous attire vers le Fils au sein d'un expérience affective,

2) La grâce crucifiante du Christ (choix autonome : chrétien adulte),

3) La grâce sanctifiante et unifiante de l'Esprit Saint, comme un "doigt de Dieu qui touche la fibre la plus intime de la personnalité que rien d'autre ne pourrait atteindre." L'homme ne peut répondre par action mais par réaction que seul Dieu peut sentir... En cela la grâce est accomplissante.

Pour Hopkins, l'Eucharistie existe avant Abraham, le désir de grand sacrifice est pré-existant au Christ incarné.

Si Lucifer refuse ce grand Sacrifice, refuse de renoncer à sa propre beauté, à l'inverse, le soi intime et désintéressé du soi et devra dire oui ou non à ce grand sacrifice. Pour Hopkins, c'est le Christ lui-même qui se personnifie dans tous ses membres. Le Christ s'élève vers son Père par le trait des visages humains. "Dieu voit en nous la vraie beauté, parce qu'il y voit sa propre beauté. (cf. p. 267)." Pour lui, le mystère n'est pas dans une image sensible, n'est pas une simple allégorie. L'image doit exprimer le mystère et ce qu'elle veut dire. Le mystère du Grand Sacrifice n'est pas projeté dans le paysage, il y est fixé depuis longtemps et atteint le contemplateur qui veut bien le découvrir. La contemplation de la nature, la révélation au sein même de cette contemplation se traduit dans sa poésie des paysages, des nuages anglais.

Son plus beau poème et celui qui évoque cette religieuse sombrant en Dieu (le naufrage du Deutschland - The Wreck of the Deutschland). Instant final où l'homme ne trouve plus rien à quoi se raccrocher, même pas son désir, même pas la récompense ou le ciel ou quelque attribut de Dieu, car au delà de tout, il n'y a plus que Lui : Ipse, the only one.

Source :

Hans Urs von Balthasar, La gloire et la croix.
Styles. (tome 2-2) De Jean de la Croix à Péguy Aubier Théologie,
traduit de l'allemand par Réné Givord et Hélène Bourboulon,
ISBN 2 7007 342 1
Copyright Editions Montaigne 1972 Lien php Ps 144,16

 

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