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Conclusion
Faire un choix amoureux, c'est s'engager dans l'aventure
de la vie avec confiance. C'est un choix qui peut paraître vertigineux,
et si on le mesure trop, il l'est effectivement... Le Seigneur nous
invite, comme Abraham « Quitte ton pays »... Pour où
? Nous aimerions savoir. La seule réponse est toujours la même
depuis l'Ancien Testament : « je serai avec toi ». Dieu n'est
pas une assurance tous risques ! Il est celui qui dit « je serai
avec toi ». En Jésus, il se fait connaître comme l'Emmanuel
(Dieu avec nous). Cette réponse nous met en marche, car nous
savons que chaque fois que nous ferons un pas, le Seigneur affermira
la terre sous nos pas. Etre aimé de l'autre nous donne une idée
de ce que peut être l'amour de Dieu pour chacun. Un amour personnel,
sans conditions, gratuit, attentif, délicat... Lui, il n'est
qu'amour : Une mère oublierait-elle son enfant, je ne t'oublierai
pas.
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L'amour vrai est chemin de bonheur même
si l'itinéraire à parcourir comporte parfois des
difficultés. Il est bon alors de se rappeler que le souci
du bonheur de l'autre habite chacun. Le Christ nous aide à
nous aimer comme lui il nous aime. Peu à peu, nous pourrons
alors un jour nous retourner et dire en vérité :
l'amour ne passera jamais.
Benoit Sevenier, co-webmestre de PMC
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Questions pour aider à cette lecture... :
Existe-t-il des valeurs non partagées qui
empêcheraient de se marier ?
L'un des quatre piliers du mariage : liberté
du consentement, indissolubilité, fidélité, fécondité.
Pour s'en souvenir, on peut dire LIFE (le E pour Enfants réduit
cependant la notion de fécondité).
La rencontre entre deux cultures n'est pas une
impossibilité. Cela demande plutôt de bien prendre le temps
de connaître la culture de l'autre. Il arrive que l'on épouse
un chinois de Taiwan. Le couple prend ensuite la décision d'aller
là-bas... mais l'époux sur place reprend tous les éléments
qui font sa culture et la rupture devient inévitable.
Sur le plan interreligieux, il faut savoir que
c'est toujours très délicat. C'est possible, mais délicat.
Il est préférable de rencontrer un responsable pour les
relations avec le judaïsme ou avec l'Islam avant de se lancer.
Les catholiques acceptent les mariages de religion mixte. Mais pas forcément
les autres religions.
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En quoi le choix des fiançailles se distingue-t-il
du choix du mariage ?
Les fiançailles nous font passer d'un amour
interpersonnel à un amour public. Plus profondément,
il s'agit justement de la période de choix du mariage que
l'on désire vivre accompagnés par le Seigneur. La
période des fiançailles se termine avec un mariage...
ou une rupture : l'objectif est justement de le discerner. C'est
donc un temps pour vérifier son choix éventuel du
mariage, le reconnaître comme un appel à devenir
sacrement de l'amour de Dieu pour les hommes, de l'union du Christ
pour l'Eglise.
Est-ce qu'il existe des obstacles insurmontables ?
On peut rencontrer quelqu'un de très blessé,
nous avons mesuré que ce n'est pas l'amour de l'autre qui
peut le guérir. Le don de Dieu n'est pas une action magique
qui arrangerait les choses sans nous. Pardonner et avoir un regard
d'espérance ne doit pas effacer une réelle lucidité
devant la vérité de nos vies. Parfois, une rupture
peut aider l'autre à prendre conscience qu'il est blessé,
cela peut l'aider finalement à se prendre en charge et
se faire soigner. C'est là un acte d'amour, un enjeu de
vérité.
Doit-on tout savoir sur le passé de l'autre ?
Le passé appartient à chacun.
Une confiance véritable invite à ne pas « fouiller
» dans le passé de l'autre. Mais notre histoire nous
a façonnés : elle nous éclaire sur ce que
nous sommes aujourd'hui. L'homme est un être dans le temps,
pas dans l'instant ! A chacun de mesurer ce qu'il veut et peut
partager en étant vrai. En couple, il y a des éléments
essentiels qui doivent être annoncés :
Une femme a subi un accident tel qu'elle
ne peut plus avoir d'enfants
Un homme est déjà père
L'un du couple est interdit bancaire...
Se sent-on différent juste après le sacrement
de mariage ?
Oui : en face de moi j'ai quelqu'un qui s'est
totalement donné à moi. C'est unique car jusque
là on n'avait pas coupé les amarres. On est étonné
d'être aimé à ce point.
Non : le mariage n'est pas un point culminant,
comme si la satisfaction étant faite il n'y aurait plus
de désir ni de plaisir. En fait, tout est à commencer,
à ouvrir. On est dans la construction d'une alliance. Après
des dizaines d'années de mariage on peut dire « ce
ne sont pas les premières années qui sont les plus
belles : chaque année enracine davantage l'amour ».
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Peut-on s'engager si on ne sent pas de certitude
? Comment peut-on être sûr qu'on aime vraiment quelqu'un
?
Il n'y a pas de vérité scientifique,
de certitude implacable ! Le mariage est une aventure. Pas de preuve
en raison, mais une démarche raisonnable.
Certes, d'autres attirances physiques et d'autres
émotions sont possibles. On peut toujours « tomber amoureux
». Mais reconnaître ce sentiment de l'amour qui me fait dire
« il est mon unique » est tout autre chose, ce sentiment profond
qui devient le centre de mon existence. Surtout lorsque l'on va jusqu'à
désirer bâtir toute sa vie avec la personne réelle
que l'on a en face de soi !
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Il y a, comme nous l'avons dit, des signaux
à guetter et à entendre :
1. Je n'aime pas trop le présenter
à des inconnus. Il me fait un peu honte.
2. Je ne suis pas vraiment attirée
par lui.
3. Nous restons dans le flou, nos projets
ne sont ni fixés ni précis. On les « rêve
».
4. Il va changer...
5. L'autre ne me renvoit que des questions,
des incertitudes
6. Nous sommes très pressés,
nous voulons « tout de suite » un enfant
7. Quelle est ma « propension à
la conjugalité » ? Suis-je capable de me donner ?
Est-ce que je sais vivre des engagements ? Suis réellement
adulte ?...
Parfois l'entourage peut être aidant
pour capter ces signaux. Par exemple « tiens, ton ami, il
est sympa : il a toujours un verre à la main » ou
« c'est marrant, depuis quelques temps tu as moins le sourire
: es-tu réellement heureuse ? »....
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Bibliographie
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