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Lecture... :Jésus Christ, Unique médiateur

Un livre de BERNARD SESBOUE

Tome 1 : Résumé, relecture...

Dieu vient d'abord nous sauver et pour cela il nous donne une grâce, celle d'un médiateur. Un médiateur qui meurt sur la croix pour nous et notre salut. A la question "Pourquoi le Christ est mort ?" Le premier millénaire répond :

"pour nous racheter". Mais la question reste posée. Sesboué en retraçant le double sens de la relation homme-Dieu montre comment la médiation du Christ est au coeur de l'ancienne et de la nouvelle alliance. Par la kénose, le Christ établit une communication parfaite et définitive entre l'homme et Dieu.

Le visage meurtri du Christ nous renvoie l'image de nos refus de Dieu. Il est maudit selon la loi mais béni même de Dieu. Sesboué reprend ici une phrase d'Irénée qui montre un Christ unique médiateur qui uni l'homme à Dieu, totalité unifiée. Il note ce qu'il y a de visible et d'invisible dans la croix, cette vérité d'un Dieu amour qui se révèle et se dévoile (cf. Passion chez Marc) sans être une vérité qui aliénerait notre propre liberté.

En cela, comme le dit St Thomas, le Christ est sacrement, signe efficace de Dieu. Il récapitule l'histoire des hommes et procure le salut en raccourci par sa médiation incessante.

Dans la croix, Dieu se donne et invite l'homme à réponde à ce désir de communion, à accepter de recevoir Dieu et se donner à lui à son tour dans un acte de préférence et de passage (Pessah), c'est-à-dire de sacrifice. Le sacrifice fondamental de communion. Jésus l'accomplit dans son corps de chair, c'est-à-dire dans une existence soumise aux conditions du péché de l'humanité : "L' Homme aime Dieu a en mourir" En cela, le Christ est lumière du monde. "Si nous marchons dans la lumière comme lui même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres" 1 Jn 1,7 Pour cela, il faut entrer en communion avec Dieu c'est à dire le connaître et l'aimer, comme dans un désir amoureux. Un amour qui n'est pas sacrifice mais don en retour : "le mouvement ascendant du sacrifice spirituel de l'homme est porté par un autre mouvement descendant ontologiquement prioritaire, celui de Dieu qui se donne à l'homme" (Sesboué, p. 290).

En effet, ajoute-il p.304 : "Le Christ est à la fois victime, lieu saint de la présence de Dieu parmi son peuple et endroit exclusif du pardon divin".

Jésus a converti la souffrance (à travers sa passion et sa mort) et de cet arc tendu entre l'amour et la kénose jaillit la révélation de sa gloire (U.

v. Balthasar). Faut-il suivre ce chemin. Tu n'as pas voulu de sacrifice, alors j'ai dit me voici réponds le psaume...

La médiation du Christ agit sur nous comme une conversion, une mutation ascendante qui nous ramène au Père comme une seule famille en un seul corps.

Il nous faut découvrir un point de vue qui fonde simultanément deux relations : l'inclusion de l'homme dans le Christ et la nécessité d'un engagement libre de chaque homme pour le Christ." (p.371). La mort et la résurrection du Christ est un acte divin c'est-à-dire une valeur absolue et universelle.

(...) La chair écartelée entre le don absolu de Dieu à l'homme et le refus de l'homme pécheur à Dieu sur ce pieu vertical du supplice devient le trait d'union entre le ciel et la terre. Jésus vit le travail souffrant de la réconciliation et élevé de terre il attire tous les hommes à lui". Sesboué conclut page 388 ce premier tome en disant que Jésus Christ est un, à la fois le Dieu réconciliateur et l'homme réconcilié

Résumé de : BERNARD SESBOUE, JESUS CHRIST L'UNIQUE MEDIATEUR

Tome 1, Essai sur la rédemption du Christ, Desclée, 2/94

 

Tome 2

A la suite du tome 1, B. Sesboué entreprend une lecture du récit, qui depuis la première alliance nous permet de découvrir plus encore l'importance de cette médiation du Christ.

Il commence par un parallèle intéressant entre le récit du sacrifice d'Isaac et la mort du Christ qui dise la même chose sur le sacrifice voulu par Dieu.

(voir aussi nos pages sur P. Beauchamp et notamment son ouvrage La Loi de Dieu). Il parle aussi de ce voile que j'évoquais à propos du tome 1. Ce voile qui tombe en Jésus Christ. Citant 2 Cor 3, 14-16 : "Jusqu'à ce jour, quand on lit l'ancien testament, ce même voile demeure. Il n'est pas levé car c'est en Christ qu'il disparaît... C'est seulement par la conversion au seigneur que le voile tombe", il insiste sur ce dévoilement déjà évoqué à propos de Marc.

Notons au passage ce beau texte cité par B. Sesboué en page 60 :

"Pour quelle raison le sang du Christ serait-il agréable au Père qui n'a pas accepté qu'Isaac fut offert en Holocauste par son Père, mais permuta le sacrifice, en substituant un bélier au sacrifice humain (logikou) ? N'est-il pas évident que le Père accepte le sacrifice, non parce qu'il l'exige ou en éprouve quelque besoin, mais pour réaliser son dessein. Il fallait que l'homme fut sanctifié par l'humanité de Dieu, afin que lui même nous libérât en triomphant du tyran par sa force, qu'il nous fit monter vers lui par la médiation de son fils... Voilà ce qui nous est dit du Christ, que le reste soit vénéré par le silence." Grégoire de Naziance, Discours 45,22 PG 36,654, cité également par R. Girard. Il reprend d'ailleurs la thèse de Girard, quand il dit que ce n'est plus l'homme qui offre un sacrifice à Dieu, mais Dieu qui donne son propre fils à l'homme. La volonté de mort c'est celle des hommes.

En effet, de même que par amour Abraham livre son fils, par amour Dieu donne son fils. Il s'agit d'une inversion de l'image de Dieu, car ce n'est pas Dieu qui veut le sacrifice mais bien l'homme.

Après la figure d'Abraham, B. Sesboué reprendra les grandes figures bibliques qui trace successivement et comme des touches de couleur, la révélation qui culmine en Christ. A propos de Joseph, il cite notamment ce verset très expressif de la Génèse : "Le mal que vous aviez décidé de me faire, le dessein de Dieu l'a changé en bien (Joseph) " Gn 50, 19-21 Puis il poursuit l'analyse du récit par la relecture de Moïse, avec dans l'épisode du buisson ardent, une tension notable entre la transcendance absolue de Dieu que l'homme ne saurait connaître ni approcher et le désir de Dieu de s'approcher, de se manifester, de se donner à connaître. Le don de la loi, les signes qui l'accompagnent prennent place dans la grande fresque dessinée par Dieu au sein de l'Ancien Testament. Ainsi, la loi donnée n'a de sens que si elle prend corps par la médiation du Christ. Le don de la loi est un appel à la réciprocité. Privé de ce lien qui la rend vivante et permet d'exprimer un amour, la Loi n'est plus, soit qu'un fardeau arbitraire et insupportable, soit qu'une performance qui conduit à l'orgueil (p. 91). Moïse, comme, voire plus que les autres prophètes, est médiation ascendante et descendante de Dieu. L'Ancien Testament est ainsi décrypté, sur le signe de l'alliance. Un signe supérieur à la loi. C'est l'Alliance qui révèle Dieu.

Sesboué note ainsi p.146 que la loi est donnée parce que chez l'homme l'amour ne va pas de soi... Séparée du donateur, la loi n'est plus qu'un pédagogue qui montre le péché, mais ne sauve pas. La loi devra donc être intériorisée par la grâce comme l'annonce Jérémie. C'est le coeur de la nouvelle alliance que de proposer par la grâce un chemin auquel la réponse de l'homme libre reste nécessaire. Le pardon de Dieu se met à la disposition d'une liberté humaine qu'il ne veut pas contraindre. "La réponse de la liberté est obéissance et foi (mais la grâce est première)." (ibid p. 148).

Cette révélation va culminer dans la contemplation du mystère de la croix. Et c'est le centurion, instrument du supplice, qui a entendu le cri de Jésus ; "il a entendu le silence de Dieu ; il a vu dans la manière de mourir de Jésus une attitude filiale : Jésus est bien le fils qu'il prétendait être ; Il a vu aussi un Dieu paternel, un Dieu qui fait mouvement vers les hommes en leur donnant ce qu'il a de plus cher ; il a vu quelque chose de l'engendrement du Fils par le Père. Il a vu Dieu" (p.208).

Sesboué ajoutera p. 233 : "Sur le visage du crucifié se rencontre la tendresse de Dieu et la violence du péché." Quelle est la conclusion de Sesboué. C'est d'insister sur la priorité d'une manifestation "descendante" de Dieu. Un Dieu qui se révèle dans la toute-faiblesse du fils. C'est en cela que la médiation du Christ est signe pour l'humanité...

En effet, poursuit Sesboué (p.272), ce qui est demandé à l'homme, c'est d'accueillir le don d'amour dont il est l'objet, un don qui se fait pardon.

Résumé de :Les Récits du Salut, Desclée, 12/95

 

Du même auteur :

PEDAGOGIE DU CHRIST Cerf, Paris 1994 édition 1996

CROIRE, Initiation à la Foi Catholique pour les femmes et les hommes du XXIème siècle, Dorguet et Ardant, Paris 1999

(voir à ce sujet, le chapitre "Chemins de foi" dont les principaux développement tracent des pistes créusées à la suite de cette lecture... )

 

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