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Luc Crépy, Marie-Noëlle Fabre, La Sexualité

Pour Luc Crépy (eudiste) et Marie-Noëlle Fabre (mariée, théologienne), la sexualité est vue comme "très bonne" dans la Bible, depuis le premier livre de la Genèse (Gn 1,31) au dernier (Ap 21,2 - qui évoque une jeune mariée parée pour son époux). Mais cette sexualité ne peut ni se penser, ni se vivre sans l'autre, sinon elle devient monologue, solitude, et enfermement.

De fait, la sexualité pose la question de la part de l'autre mais aussi de la liberté de nos actes. On n'est pas tout à fait maître chez soi ! Face à la complexité du désir sexuel, il nous faut discerner.

Or notre société a tendance à privatiser la sexualité et de nombreux interdits sont oubliés ou dépassés. De fait, l'individu se retrouve seul face à la régulation de sa vie affective et sexuelle. Il lui faut donc d'autant plus de repères pour l'aider dans ce discernement.

Comme le soulignent les auteurs (p. 34), Dieu n'a pas créé l'homme solitaire ; dès l'origine, "il les créa homme et femme" Gn 1,27. Cette société de l'homme et de la femme est l'expression plénière de la communion des personnes. Car l'homme, de par sa nature profonde est un être social, et, sans relation avec autrui, il ne peut vivre ni épanouir ses qualités.

Mais ces relations et le désir sont complexes. "Si l'autre m'attire pour ce qu'il est en lui-même mais aussi pour la promesse de jouissance qu'il représente (...) c'est sans doute la grandeur de l'amour humain d'affronter l'ambiguïté de son désir, c'est peut-être là même que chacun comprend qu'il n'existe pas de véritable amour qui ne respecte la dignité de la personne"

"Le plaisir sexuel, plus que tout autre plaisir, fait expérimenter à la personne son propre corps, la coïncidence avec son corps. C'est que j'accepte de me déprendre de moi-même pour me donner à l'autre que l'autre me révèle à moi-même, c'est par l'autre que je peux comprendre qui je suis (...) faire l'expérience que je ne suis pas tout, que mon plaisir vient de l'autre." (p. 58).

Pour les auteurs, il est important de reprendre ce que disait le moraliste X. Thévenot : "On est toujours trois en amour : Toi, Moi et le manque : l'espace nécessaire de respiration et de vie du désir." Il nous faut chercher au delà du voir : désirer. Pour la psychologie le désir est plus un élan vers la rencontre que vers la jouissance. Mais comme le dit Rainier Maria Rilke : "Quand on a pris conscience de la distance infinie qu'il y aura toujours entre deux êtres humains quels qu'ils soient, une merveilleuse vie côte à côte sera possible (...) Aimer cette distance qui les sépare et grâce à laquelle chacun d'eux aperçoit l'autre entier découpé sur le ciel".

On doit percevoir "(qu') il y a en sorte, dans le corps, quelque chose qui excède le corps, qui tend à s'en échapper et par rapport à quoi le corps paraîtra toujours plus ou moins limité, d'une manière ou d'une autre. " (M. Richir, Le corps, Essai sur l'intériorité, Paris, Hatier, 1993, p.7). L'apprentissage de la relation peut alors être le lieu d'une harmonie à construire. On doit pour cela échapper à une sexualité qui ne serait plus que "la conjonction de deux masturbations synchrones" C. Tordjman, cité par X. Lacroix in Le corps de chair, Paris, Le Cerf, 1992

Luc Crépy, Marie-Noëlle Fabre, La Sexualité

Collection Tout simplement, Editions de l'Atelier, Paris 2002

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